Arrêtez de m’émouvoir avec toute cette eau.

André
André

Arrêtez de m’émouvoir avec toute cette eau.

04.05 — 26.05.18
Vernissage: 

Jeudi 03 mai, 18h

Les dessins de André André sont les meilleurs représentants d’elle même et de l’étendue de ses habilités : L’humour, la satire, la combinaison maligne d’images et d’allusions. Ils représentent ses idées et sa personnalité à la perfection. Que ce soit entre le dessin et le texte, la céramique et le dessin, le théâtre et la sculpture, c’est une affaire de relations entre l’objet et la narration. Il s’agit toujours chez André de trouver l’interstice, là où les divers se retrouvent, d’ouvrir le troisième œil. 

Aux études André faisait beaucoup de sculpture, mais celles-ci n’avaient pas d’endroit où « jouer ». C’est bien connu, les salles d’exposition, ça manque un peu d’utopie. C’est comme ça que la scène de théâtre devient pour elle un territoire ; Le terrain de basket social, le tonneau de sève, l’espace des rencontres entre les différents mediums et les personnes. C’est un endroit où l’existence devient une forme, un objet à malaxer comme un pain de terre. Et c’est à un envoutant basculement d’échelle qu’elle nous invite avec ses mini spectacles figés dans la céramique. Ces petits personnages dans leurs scènettes, c’est un peu nous dans la vie. Nous y voilà tous réunis, sauf que nous ne savons pas ni pourquoi, ni quel est le thème et encore moins qui a organisé cette soirée. 

Le titre de l’exposition se présente à nous tel une énigme. De quelle eau André André nous parle ici ? Peut être celle qu’un personnage contemple, l’eau qu’il contient, l’eau partie de la terre cuite et asséchée ? Face à toute cette incertitude, André façonne des mains, des mains qui offrent, qui prient, certaines qui font un petit peu n’importe quoi et d’autres qui se prennent pour des arbres et deviennent des zones réconfortantes où il ferait bon récupérer un moment. 

Sébastien Leseigneur

 

Avec le soutien de la Ville de Genève

 

Sarah André est diplômée en arts visuels à l’Ecole Cantonale d’Art de Lausanne, son travail allie dessin, sculpture, récit et scénographie. Elle crée en 2009 le collectif Animal de Corps en collaboration avec Gaëlle Christinat dans lequel elle explore par le biais de performances les possibilités de mettre en lien objet, sculpture et narration. Elle présentent L’amour, ou je te dis une poésie avec des cris de chien et Balenos au Théâtre de l’Usine, ainsi que dans le cadre du festival les Urbaines à Lausanne et Who’s afraid of performance art au BAC à Genève .

Elle travaille également à l’élaboration de scénographie pour d’autres compagnies et auteurs (Joël Maillard, Julia Perazzini, Valerio Scamuffa, Piera Honegger), en association avec Vincent Deblue et Chiara Petrini avec qui elle crée le collectif Rucksack Gogolplex engagé par de nombreux lieux culturels et festivals en Suisse Romande (Théâtre du Grütli, Théâtre de l’Usine, L’Arsenic, Antigel, l’adc, Théâtre St-Gervais, Ateliers d’Ethnomusicologie, Festival Baz’art).

Elle travaille depuis 2010 sous le nom de André André en collaboration avec les éditions Ripopée. Publiant dessins et textes à la lisière de la bande dessinée, du dessin et de la peinture. Dans une forme brute elle met en lien dessins et textes avec dérision, et violence. On retrouve dans l’ensemble de son travail cet humour et cet intérêt pour ce rapport entre visuel et narration. Avec une volonté joyeuse de se libérer de la question du média, du contexte, de la classification de l’objet qui naîtra de ses divers intérêt.

Horaires: 

mardi - samedi : 14h / 18h